Nouveauté :

NOUVEAUTÉ:

Carnet d'un marcheur prend un nouvelle direction.

jeudi 14 octobre 2010

Opération soulier : Semaine du 7 au 13 octobre

Voilà que la quatrième semaine de l’opération soulier se termine et le projet prendra fin ce samedi. Dès dimanche je publierai un billet traitant des conclusions que j’ai tirées de cette expérience.

Pour commencer, je dois dire que je suis maintenant adapté à ce nouveau mode de vie. Lorsque je sors, marcher est devenu la norme. Je ne pense même plus à prendre ma voiture à moins d’avoir une très grande distance à parcourir. J’ai aussi remarqué que ma consommation de biens divers à chuté dramatiquement. Puisque je dois marcher 5 kilomètres pour me rendre aux centres d’achats, je ne me déplace pas pour des choses dont je n’ai pas de besoins.

Pour la longue fin de semaine de l’Action de grâce, j’ai décidé d’aller visiter ma famille et mes amis à Rimouski. Étant donné mes vieilles habitudes, je n’ai eu aucune difficulté à effectuer tous mes déplacements à pied. Je ne sais pas si c’est parce que j’y suis né et que je connais la ville comme le fond de ma poche, ou parce que le développement urbain s’y prête, mais Rimouski est une ville où il fait bon marcher. Il y a peu d’endroits difficiles d’accès à pied et les services sont beaucoup plus dispersés à travers la ville, les rendant plus accessibles pour les marcheurs de la ville.

Pour finir, je suis content d’avoir entrepris ce projet. Bien que cela m’ait apporté quelques désagréments au début, il s’agissait seulement d’effectuer des changements mineurs dans mes habitudes. Je crois qu’il serait possible et même facile pour une majorité d’entre nous d’effectuer une plus grande partie de nos déplacements à pied.

jeudi 7 octobre 2010

Opération soulier : Semaine du 29 septembre au 6 octobre

Voici maintenant le temps de dresser le bilan de la semaine trois de l’opération soulier. En général la semaine c’est très bien passer. Je m’adapte de plus en plus à ce mode de vie et certaines habitudes sont en train de s’installer.

Tout d’abord, la semaine a commencé en force. Jeudi dernier je devais me rendre au Cégep St. Lawrence pour y faire une présentation. Le Cégep se situe à 10,5 km de chez moi. J’ai donc décidé de m’y rendre à pied. Parti à 7 h 50 pour prendre le bateau de 8 h 20, je suis arrivé au Cégep à 10h07. Une fois la présentation terminée, j’ai profité du fait que j’étais à Québec pour faire quelques commissions et rendre visite à des amis. Cette journée-là nous avons reçu énormément de pluie et mes souliers furent trempés. Après la journée, je me suis rendu compte que je n’étais plus rodé pour marcher une distance aussi grande. Malgré l’eau et la fatigue, je considère avoir passé une très belle journée de marche.

Samedi, après le travail, j’embarque dans ma voiture direction Chicoutimi. Je vais visiter un ami de longue date qui vit maintenant là-bas. Une fois à Québec, il y a un embouteillage sur l’autoroute Henri IV. Afin d’atténuer le désagrément, je me répète que je ne suis pas dans le trafic, mais que je suis le trafic. Ensuite, je traverse le Parc des Laurentides et j’atteins Chicoutimi. Bien que j’y aie passé une seule journée, j’ai constaté rapidement que Chicoutimi n’était pas une ville où il fait bon marcher. Cela m’est confirmé par mon ami, qui comme moi, a passé son enfance à Rimouski et qui est habitué à marcher de façon utilitaire. Toutefois, il existe des endroits où il fait bon marcher pour le loisir comme la pulperie. Malheureusement, ces endroits sont difficiles d’accès en raison des boulevards sans trottoirs.

Le reste de la semaine, c’est passé sans histoire. Je m’accommode maintenant de faire mon épicerie à pied. J’apporte toujours mon sac à dos avec un sac réutilisable pour ne pas être pris au dépourvu. Finalement, l’adaptation à ce mode de vie est presque complète. Il reste seulement une semaine à l’expérience et je suis fière de l’avoir fait. Je commence déjà à tirer des conclusions de toute cette affaire. Je me rends tranquillement compte que d’utiliser la marche comme moyen de transport est beaucoup plus facile qu’il en a l’air. Il faut juste ce donner le temps et d’y aller tranquillement.